Avid opte pour une architecture centralisée
Le constructeur spécialisé en électronique dessert en
Wi-Fi de nombreux sites européens, dont les points d'accès
sont chapeautés par un commutateur sans fil central, situé
en Angleterre.
ABo ,
01 Informatique,
le 31/12/2004 à 07h00
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Jean-Christophe Mazoyer,
responsable réseaux d'Avid
Technology pour l'Europe. |
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Les 350 collaborateurs européens
d'Avid Technology, constructeur de solutions numériques pour
la création, la gestion et la distribution des médias, sont
éparpillés dans plusieurs pays. Il y a six mois, la société
a décidé d'installer une infrastructure de réseau local sans
fil.
« Celle-ci n'a pas du tout
vocation à remplacer le réseau filaire. Elle est destinée à
équiper des zones comme les salles de réunion, ou à
autoriser des employés de passage, venant d'un autre site, à
se connecter facilement »,
précise Jean-Christophe Mazoyer, responsable réseaux d'Avid
pour l'Europe.
La sécurité, un critère de poids
La société souhaite une solution à
l'architecture centralisée, facile à déployer, à gérer et à
mettre à jour. Elle compte de nombreux sites à effectif
restreint - douze au moment de la réflexion initiale, et
vingt aujourd'hui depuis le rachat de franchises en Europe
du Nord. « Certains sites
regroupent une dizaine de commerciaux seulement, et tous
n'hébergent pas de responsable informatique »,
indique Jean-Christophe Mazoyer. Avid
a testé les équipements d'Aruba, d'Airespace et ceux de
Cisco. « Mais à l'époque, ce
dernier ne proposait pas de solution réellement
centralisée. »
La solution d'Aruba péchait au
niveau des capacités de déploiement des points d'accès
distants du commutateur central, qui devait être installé en
Angleterre. « Par exemple,
une borne en Espagne aurait dû diriger son trafic local vers
le commutateur, explique
Jean-Christophe Mazoyer.
« Le concept d'Airespace, avec
ses points d'accès Wi-Fi n'ayant pas besoin d'être reliées
au même sous-réseau que le commutateur, convient
parfaitement à nos besoins. Le commutateur 4024 sert à
l'authentification et aux fonctions intelligentes, mais le
trafic reste en local. » Si
les besoins augmentent, un deuxième commutateur sera adjoint
au premier pour permettre une architecture redondante.
En matière de sécurisation des
communications, Avid a fixé comme prérequis l'utilisation,
pour la partie radio, de la technologie WPA
(Wi-Fi Protected Access)
et d'un chiffrement TKIP
(Temporal Key Integrity Protocol).
« Nous souhaitions utiliser 802.1X
[conçu pour les réseaux filaires,
NDLR] et un serveur Radius
Microsoft puisant des informations dans Active Directory,
qui recense tous nos utilisateurs »,
détaille Jean-Christophe Mazoyer.
Ainsi, Avid emploie un seul identifiant de réseau Wi-Fi
(SSID) et applique les mêmes droits d'accès, que les
utilisateurs se connectent au réseau filaire ou au sans fil.
L'architecture centralisée facilitera aussi la migration
vers WPA2, le commutateur central gérant les mises à jour
des points d'accès.
Avid a insisté sur la détection
d'éventuels points d'accès pirates.
« De plus en plus d'utilisateurs
étant équipés de Wi-Fi chez eux, il était évident que des
déploiements sauvages de bornes se produiraient »,
affirme Jean-Christophe Mazoyer. La
solution d'Airespace permet d'effectuer cette surveillance,
évitant ainsi la mise en place d'une infrastructure dédiée.
« Elle sait aussi bloquer
temporairement les communications du point d'accès pirate.
Une fonction à utiliser avec précaution, pour ne pas bloquer
les réseaux des voisins. »
Le responsable réseaux d'Avid a
réalisé d'abord un déploiement pilote sur le site parisien.
L'administration de l'ensemble des sites de la société y est
assurée, chacun d'eux ayant par ailleurs accès à des
fonctions de supervision. Puis il s'est rendu en Allemagne
afin d'y valider la mise en oeuvre plug and play des points
d'accès, « que nous
enverrons tout simplement par La Poste pour les autres
sites ».
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La voix sur Wi-Fi, crédible mais onéreuse
D'après les constructeurs, les performances
actuelles offrent déjà une qualité de communication
satisfaisante. Mais cela implique aujourd'hui encore
des solutions largement propriétaires.
ABo ,
01 Informatique,
le 31/12/2004 à 07h00
Les normes répondant aux
exigences de la voix au niveau des communications
radio appartiennent encore au futur. Mais la voix
sur Wi-Fi, elle, commence à devenir une réalité. La
ratification du standard IEEE 802.11e, qui
autorisera la gestion de la qualité de service, est
attendue vers la mi-2005. Avec son programme de
certification WMM
(Wi-Fi Multimedia),
la Wi-Fi Alliance anticipe déjà quelques éléments
fondateurs de ce standard.
WMM fournit ainsi des
fonctions de hiérarchisation selon quatre
catégories : voix, vidéo,
« best effort »
et trafic de fond. Les
premiers matériels certifiés WMM incluent, entre
autres, des points d'accès et des cartes d'interface
d'Atheros, les points d'accès Aironet 1200 de Cisco,
les designs de référence AirForce 802.11a/g du
fabricant Broadcom et les cartes Pro/Wireless 2915
d'Intel.
WMM, en attendant 802.11e
Techniquement, pour tirer
parti de WMM, il faut à la fois que le point
d'accès, le dispositif client et l'application
prennent en compte la gestion de ces catégories de
services. Peu de clients Wi-Fi sont actuellement
compatibles WMM.
« Aujourd'hui, c'est du
" best effort "
qui est fourni par
défaut », note
Pierre Trudeau, fondateur et CTO de Colubris
Networks. C'est là qu'entre en jeu le concept de
point d'accès virtuel de Colubris, qui permet de
dédier un SSID à la voix et d'attribuer à toutes ses
communications la priorité WMM voix par défaut.
Par ailleurs, la Wi-Fi
Alliance a créé cette année un groupe de travail
focalisé sur la voix sur Wi-Fi.
« Il vise à définir les
besoins. D'autres éléments viendront compléter la
certification WMM, comme le standard IEEE 802.11r
pour le roaming
rapide »,
indique Franck Hanzlik,
directeur de la Wi-Fi Alliance. Mais ce standard ne
sera pas validé avant un an ou deux.
Pour l'heure, les solutions
de voix sur Wi-Fi disponibles sont encore largement
propriétaires. Spectralink en fut l'un des
précurseurs avec son protocole SVP (Spectralink
Voice Priority), que la plupart des matériels de
constructeurs tiers savent exploiter. Et il
travaille à son évolution vers 802.11e. En matière
de roaming, Cisco utilise sa technologie Fast Secure
Roaming. « Il faut
pouvoir passer d'un point d'accès à un autre
- authentification comprise - en moins de
150 millisecondes pour que le
roaming
soit imperceptible pendant
une communication »,
rappelle Vincent Blavet,
consultant chez Cisco.
Le constructeur a publié
ses extensions propriétaires sous le programme CCX
(Cisco Compatible
Extensions) pour
que d'autres puissent les utiliser. En terme de
capacité, Cisco affirme atteindre sept à neuf appels
simultanés, selon le codage utilisé.
« La plupart des fabricants
savent gérer entre cinq et six appels simultanés.
Nous en autorisons neuf parce que nous gérons mieux
les priorités des files d'attente de transmission et
de réception » ,
indique Pierre Trudeau.
Wi-Fi étant un dévoreur
d'énergie, Colubris pointe aussi du doigt les
problématiques de consommation électrique.
« Notre technologie
autorise une mise en veille plus fréquente et plus
rapide du téléphone »
, précise Pierre Trudeau. Par
ailleurs, la voix sur Wi-Fi pourrait donner un coup
de fouet au marché du 802.11a. Toutes les offres
actuelles utilisent le 802.11b. Or, disposant de
davantage de canaux, le 802.11a autorise en théorie
une plus forte densité d'appels, et serait mieux
adapté à la multiplication de petites cellules.
Il demeure que le ticket
d'entrée de la téléphonie sur Wi-Fi est élevé.
« Au premier semestre 2004,
les téléphones Wi-Fi coûtaient entre 400 et plus de
600 dollars. Et il est peu probable qu'ils
descendent en dessous des 200 dollars avant
plusieurs années »
, note Ian Keene, analyste chez Gartner. Selon lui,
la voix sur Wi-Fi ne gagnera pas en popularité dans
les grandes structures,
« à moins que les dispositifs clients de voix sur
IP ne soient la norme dans l'entreprise et que le
surcoût et la complexité réseau ne soient réduits de
manière significative ».
Ce sont justement ces coûts
élevés qui ont freiné l'essor de DECT (Digital
Enhanced Cordless Telecommunications), dont les
systèmes n'ont jamais représenté plus de 12 % des
lignes de PABX en service.
Wi-fi étend la voix sur IP au sans-fil
Le réseau sans fil
étant une extension du réseau filaire, les
problèmes posés par la voix sont liés à la
capacité de l'infrastructure radio à assurer la
qualité de service et les performances
nécessaires, notamment en cas de roaming.
« Si possible, les
entreprises doivent envisager conseille Ian
Keene, analyste chez Gartner. de dédier un canal
sans fil aux services de voix »
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« Les nomades sont enfin joignables »
La rédaction ,
01 Informatique,
le 31/12/2004 à 07h00
En s'installant à son nouveau
siège social français, fort de 220 employés, la
société IMS Health, spécialisée dans la collecte et
l'analyse de données médicales, a décidé d'adopter
la téléphonie sur IP. Les communications
téléphoniques sont critiques pour son métier : c'est
essentiellement par ce vecteur qu'elle entretient
des relations étroites avec 11 000 pharmacies.
Les caractéristiques
fonctionnelles de la téléphonie sur IP et les
économies anticipées au niveau de l'infrastructure
et de la maintenance ont motivé ce choix : le
bâtiment n'étant pas précâblé, IMS Health a évité un
double câblage pour le réseau local et la
téléphonie. La société souhaitait aussi offrir à
certains employés une réelle mobilité. Elle a pour
cela déployé un réseau Wi-Fi couvrant l'intégralité
du bâtiment. Le réseau sans fil connecte aussi les
commerciaux équipés de PC portables au réseau local.
La solution retenue s'appuie sur des produits Cisco
pour la téléphonie sur IP filaire et pour Wi-Fi.
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« Un profit limité à certains secteurs
verticaux »
La rédaction ,
01 Informatique,
le 31/12/2004 à 07h00
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Ian Keene, analyste chez
Gartner Research. |
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« Une société qui réunit en
un large projet diverses stratégies concernant la
téléphonie sur IP, les réseaux locaux filaires et
ceux sans fil réduira ses coûts. Elle constituera
aussi une base pour une infrastructure plus
flexible. Les responsables réseaux devraient en
tenir compte avant d'acheter des équipements
nouveaux.
Et réaliser aussi que,
jusqu'en 2008, permettre des appels de voix sur IP
sur des réseaux locaux sans fil risque de ne
profiter qu'à certains secteurs verticaux - la
santé, par exemple, ou les entrepôts - et pour les
petites structures. Ils doivent mettre en balance
avec soin les bénéfices apportés par le support de
la voix et les coûts supplémentaires générés. »
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