Comment ça marche : le bus PCI Express
Le bus PCI Express de type sériel vient prendre la relève
d'un PCI vieillissant et ouvre la voie à de nouvelles montées en
fréquences.
Christophe Grosjean ,
Décision Informatique,
le 14/06/2004 à 07h00
Le PC moderne est souvent présenté comme
un jeu de Lego. Pour que tant de composants conçus séparément
fonctionnent ensemble, il a fallu définir une norme précisant
l'emboîtement physique des éléments, les signaux électriques
échangés et la structure du dialogue entre périphériques. Depuis
dix ans, cette norme est l'interface PCI
(Peripheral Component Interconnect).
Tous les périphériques reliés au bus PCI
(voir le glossaire ci-dessous) doivent se partager une bande
passante de 133 Mo/s (pour le PCI à 32 bits). Avec
l'augmentation des débits des périphériques (un périphérique
S-ATA, par exemple, consomme à lui seul un débit théorique de
150 Mo/s), le bus PCI est devenu de fait un véritable goulet
d'étranglement.
Pour dépasser ce goulet, le choix a été
retenu de garder la norme (afin de garantir la pérennité des
pilotes de périphériques existants), mais de jeter le bus.
Ainsi, plutôt que d'avoir un unique bus PCI reliant tous les
circuits, les périphériques sont connectés à un commutateur,
sorte de central téléphonique qui se charge de mettre les
composants en communication.
Cette topologie PCI Express résout les
problèmes de performances, avec une marge de progression qui
reste importante. Autant d'atouts qui bénéficieront aux serveurs
et, simultanément, à la miniaturisation des PC, à la baisse de
consommation électrique, à l'insertion de périphériques à chaud,
etc.
Un gain très appréciable pour les portables
Le PCI était l'un des derniers bus à
utiliser une architecture parallèle. Avec PCI Express, ce sont
des liaisons série rapides qui relient les périphériques deux à
deux. Chaque lien série élémentaire fonctionne à 2,5 Gbit/s (les
performances augmenteront sur les futures générations), ne
consomme que 0,8 V (à comparer aux 3,3 V du PCI classique) et,
surtout, ne nécessite que quatre fils, deux pour chaque sens de
communication (au lieu de la centaine utilisée par le bus PCI
classique). Les pistes occupent moins de place sur les cartes
mères et les connecteurs sont plus petits. Le gain est très
appréciable pour les portables.
Unique inconvénient de l'approche PCI
Express : il faut deux circuits contrôleurs par lien (un à
chaque extrémité). Néanmoins, ceux-ci étant fabriqués en grande
série, l'économie sur les pistes devrait dépasser le surcoût
induit.
Chaque lien PCI Express permet de
transférer des données à 250 Mo/s dans le mode de fonctionnement
usuel. Mais rien n'empêche d'en faire fonctionner plusieurs en
parallèle pour un même périphérique afin d'augmenter le débit.
Les constructeurs de cartes mères ont prévu d'en associer seize
pour la nouvelle génération de cartes graphiques... On parle
alors de PCI Express 16x, la norme PCI Express actuelle allant
jusqu'à 32x. En 16x, le débit atteint 4 Go/s, soit le double de
l'AGP 8x (2,1 Go/s).
Glossaire
Bus PCI :
ce bus est intermédiaire entre le jeu
de composants et les périphériques d'entrées/ sorties. Il
est constitué de pistes parallèles tracées sur la carte mère
qui relient électriquement tous les circuits et les cartes
branchés sur le bus. Son débit est partagé par tous les
périphériques reliés au bus.
Voir également
http://www.pci-sig.com Il
s'agit du Special Interest Group, dont le rôle est de
définir les spécifications de PCI et de PCI Express.
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